De retour de l'UTAT !!!

De retour de l'UTAT !!!

Le 3 octobre dernier, j'ai eu la chance de prendre le départ de l'Ultra Trail Atlas Toubkal (UTAT), 105km et 6500 mètres de dénivelé positif dans les Hautes Montagnes Marocaines. Nous sommes arrivés le mardi précédent la course. A l’atterrissage à Marrakech, Manue, Jérome, Charlène et moi avons pu être accueillis par des bénévoles de l'UTAT qui nous ont alors orienté vers notre navette pour Oukaimeden, village départ situé à 2600m d'altitude et à environ 1h30 de transport de Marrakech. Nous effectuons le trajet de nuit et nous ne pouvons, à ce moment, pas encore, profiter des magnifiques paysages de cette région berbère. Nous arrivons tard dans la nuit sur le site de départ, le choc thermique est alors... saisissant ! Nous y retrouvons nos compères Bas-Normands: Laetitia, Christine, Bruno et Laurent, arrivés quelques jours avant nous au Maroc. L'accueil est chaleureux et attentionné de la part de tout ce petit groupe, c'est vraiment appréciable et nous avons même le droit à un bon repas chaud gardé pour nous par l'organisation. C'est royal !

La journée de mercredi :

C'est la journée de préparation que ce soit au niveau de l'acclimatation, du sac, du retrait de dossard... Par rapport à l'acclimatation, nous sommes relativement surpris par l'effet un peu limitant au niveau du souffle, les quelques foulées effectuées en cette veille de course nous l'ont bien démontré ! Cette journée est aussi, et surtout, consacrée à la préparation du matériel et au contrôle du sac: 2l d'eau minimum, 3000 Kcal d'alimentation, 1 veste de montagne, 1 surpantalon, 1 polaire, 2 frontales, nécessaire de pharmacie, etc. C'est donc avec une pointe d'appréhension mélée à l'excitation du départ proche que nous nous présentons au retrait des dossards et au contrôle des sacs. La pression monte doucement mais surement. Le fait d'être en groupe permet aussi d’éviter de trop gamberger avant le départ: un bon resto le midi, une belle balade et de bonnes parties de rigolades... Le repas du soir d'avant course est plus tendu, preuve en est quand il faut faire la queue pour aller se faire servir au buffet...On est pas tous égaux quand il s'agit de savoir vivre... (petit coup de gueule). Bref, une fois ce repas vite avalé, nous partons nous coucher dans nos tentes (de grandes tentes de 4 personnes) bien emmitouflés dans les duvets, la température extérieure pouvant être ressentie à presque 0°C la nuit...

l'avant course...l'avant course...l'avant course...

l'avant course...

De retour de l'UTAT !!!

Jeudi, jour de départ...

Ca y est c'est jeudi, il est 4h30 du mat', j'ai peu dormi mais d'un sommeil profond donc je suis rassuré de ce point de vue. Le départ sera donné dans 1h30, nous partons prendre notre petit déjeuner pour aller se préparer par la suite. Je profite du petit déjeuner en me disant que c'est le dernier vrai repas assis et au chaud que je vais prendre avant quelques dizaines d'heures... De retour du petit déjeuner, c'est parti pour le petit cérémonial d'avant course: se crémer les pieds, enfiler sa tenue de course préférée, se poser les ultimes questions (je prends les guêtres? je prends les manchons ? non pour la première oui pour la seconde). Nos supportrices bien matinales à cause de nous sont à nos cotés, le moment est émotionnellement assez intense, il y a peu de bruit. Nous nous rendons sur la ligne de départ ornée de drapeaux du Maroc. Il fait encore nuit, il fait froid mais nous sommes bien, entre nous, pressés que ça démarre et pour ma part très ému d'y être et de faire partie de ces privilégiés. Enfin, je suis au départ de mon premier Ultra Trail !

De retour de l'UTAT !!!

Le départ est donné, la course est jalonnée d'une bonne douzaine de PC (Postes de Contrôle) qui, vous le verrez, auront leur importance pendant la course. Nous évoluons donc sur les premiers hectomètres de l'UTAT, le long balai des frontales avance sur une large piste, bien adaptée afin que chacun puisse trouver son rythme. Nous entamons la première montée sur cette même piste, nous parvenons même au dessus des nuages du matin pour y admirer le lever du soleil, c'est notre premier passage à 3000 m. Nous sommes émerveillés et malgré l'altitude nous ne tardons pas à enlever la veste GoreTex. Le départ s'est effectué avec les concurrents du 42km, il faut être prudent pour ne pas trop coller à leur allure. En effet, lors du briefing d'avant course, la veille, les organisateurs nous ont bien mis en garde que les quelques kms après la montée pouvaient nous donner envie d'allonger la foulée, ce qui se paierait plus tard dans la course ! Je reste donc très prudent, restant aux cotés de Jéjé. Nous traversons le premier village , où nous sommes observés et encouragés par les habitants. Nous arrivons donc tranquillement au premier ravitaillement (km 19) où se séparent d'ailleurs les deux parcours. Je m'y pose quelques minutes le temps de bien remplir les bidons, la gestion de l'eau étant un facteur important de la course, et grignote quelques amandes. j'y retrouve Jérôme et nous faisons quelques photos, le moral et la forme sont bien là... C'est de bonne augure pour la suite !

De retour de l'UTAT !!!

Il est environ 9h du matin et il fait déja très chaud... ça promet, le prochain ravitaillement est annoncé au km30. Je repars donc tranquillement à mon rythme sur un parcours pas encore trop vallonné où l'on peut alterner course et marche rapide. Je suis bien dans la course, je profite de chaque instant, chaque rencontre pour partager ma joie d'y être ! J'arrive au PC3 qui propose uniquement un ravitaillement liquide et une assistance médicale. Par surprise, je retrouve Jéjé qui se fait poser un strap au niveau de la plante des pieds pour couper court à une ampoule naissante. Je fais le plein de mes bidons. Laurent est déja devant et je repars donc accompagné de jéjé... Les prochains kms s'annoncent pour le moins sauvages puisque le prochain PC n'est qu'au 49ème km et le prochain ravito au km 68 ! Nous repartons donc sur une belle piste pour finir la descente. Notre moyenne est presque à 7km/h à ce moment de la course (4 à 5h environ). Une fois en bas, nous prenons le temps de remplir de nouveau nos bidons dans un torrent, en prenant bien le soin d'y ajouter des pastilles purificatrices d'eau. Nous referons cela à de nombreuses reprises pendant la course, il aurait été impossible de s'hydrater suffisamment sans ce procédé ! A la lecture de notre petit profil de course plastifié (copyright Lolo), nous nous apercevons que plusieurs ascensions successives d'environ 4 à 600m de D+ s'annoncent... Rapidement, Jéjé et moi trouvons un bon rythme de montée aidés en cela par nos bâtons ( Raidlight Carbon Trail Pole pour ma part) qui me seront indispensables tout au long de la course. Pendant ces longues phases de montée, nous apercevons Lolo que nous reprenons. Nous voici tout 3 réunis maintenant, manque plus que Bruno qui gère sa course de son coté.

De retour de l'UTAT !!!

Nous poursuivons notre chemin, à bon train, au rythme des lacets, de ces magnifiques paysages de haute montagne, de vallées encaissées, asséchées et très caillouteuses. ça commence à être difficile et le pas devient plus lourd, les douleurs diverses apparaissent: genou et tendons pour Lolo et ampoules pour moi. Nous arrivons au PC4 (km49), 1ère barrière horaire, où nous pouvons recharger en eau, s'asseoir quelques instants pour s'alimenter. Le moral est bon, je fatigue néanmoins un peu et j'ai peur d'être déjà dans le dur, mais visiblement c'est aussi le cas de mes compagnons d'aventure. Je me dis qu'après 50K de montagne, c'est à peu près normal ! De ce PC nous attend ensuite un joli D+ de 700m jusqu'au PC5 situé au km 52,5 (soit 3,5 km plus loin), aucun ravito n'est prévu là bas. Nous poursuivons notre route parmi les cailloux et il n'est pas rare de faire place à des convois de vaches, de femmes lourdement chargées de foin, d'enfants aux regards interrogatifs... Sur cet UTAT le sentier est très technique, pas la moindre occasion de se laisser aller à la divagation sinon la chute guette (une bonne dizaine pour ma part !)! Il faut donc rester concentré sur nos appuis et cela est énergivore. A ce moment de la course, j'ai des difficultés à suivre le rythme de mes 2 potes et irrémédiablement, l'écart se creuse. J'essaie de gérer au mieux ce passage difficile en me disant que cela va passer, que le moral est bon de toute façon. Les minutes et les heures s'égrainent sur les sentiers du Haut atlas, l'après midi est déja bien avancée quand j'aperçois au loin le PC6 (km68), synonyme de ravitaillement chaud, de soins et d'une bonne pause bien méritée!

De retour de l'UTAT !!!

Le PC6 est l'une des 2 bases de vie importantes du parcours (avec celle du km88). Je suis tellement content de voir ce PC que je le prends en photo sous diverses coutures ! J'y retrouve en plus mes 2 potes, arrivés quelques minutes avant moi, et en train de déguster un bon bouillon de pâtes. Dès mon arrivée, je fais de même tout en me délestant de mon sac et de mes bâtons. Les bénévoles sont extra, ils nous bichonnent (ce sera d'ailleurs le cas sur l'ensemble des PC course, chapeau à eux !). Je décide aussi de me faire soigner sous chacune de mes deux plantes de pieds. Je vous passe les détails quand la podologue me passe la seringue d'éosine sous la peau afin de limiter les dégâts... Un grand merci à elle et à toute l'équipe médicale au passage ! Je repars de ce PC 45mn après mon arrivée pour entamer la partie nocturne de la course: l'ascension jusqu'à 3600m d'altitude par deux montées majeures et la descente vertigineuse à suivre. A ce moment de la course je suis seul: Jérôme, en forme, est parti devant, suivi quelques minutes plus tard par Lolo qui a pris le temps de se faire masser au PC6. Je m'équipe alors pour la nuit : maillot polaire et lampe frontale, la veste reste dans le sac pour le moment. Je poursuis mon chemin par les nombreux lacets qui jalonnent ces montagnes, que maintenant j'ai beaucoup de peine à deviner.Je passe le PC7 situé en haut d'un col, la fraicheur du soir m'a redonné un peu de vigueur et après plus de 70km de course, je me sens beaucoup mieux. J'arrive en bas, au PC8, où il fait maintenant nuit. Là, m'attend la partie finale de l'ascension pour atteindre les 3600m. Je ne m'arrête pas à ce PC, préférant profiter de la forme du moment. Ça y est, l'ascension débute à la frontale (Led Lenser H7). il fait froid et j'ai maintenant revêtu la veste de montagne. L'ascension est rendue difficile par le vent qui soulève la poussière du chemin. J'arrive au PC9 très marqué par cette ascension. Je me réfugie dans la tente où, abrité du vent, je parviens à me réchauffer un peu. Dehors, c'est glacial ! Je reste au PC un bon quart d'heure, je me nourris bien, enfile de gants et mon surpantalon... Je me décide à ressortir pour me rendre au PC10: une courte ascension pour enfin atteindre ces fameux 3600m et un plateau d'altitude. Je sors, je suis comme sonné par les conditions climatiques, giflé par les rafales de vent, tétanisé par le froid. Le chemin et pénible, le décor apocalyptique, je peine à distinguer les balises phosphorescentes à cause de cette tempête. Je tiens bon... mais le corps vacille toujours un peu plus. Je parviens à me trainer au PC10, heureux de pouvoir m'y blottir quelques instants. Je m'y assoies, chaleureusement accueilli par les bénévoles, eux aussi transis de froid. Je prends un gel et veille à bien m'hydrater. On m'annonce que le vainqueur, Arnaud Lejeune, a déjà franchi la ligne d'arrivée depuis quelques heures déjà... un monde d'écart, bravo à lui ! Je me renseigne de la suite du parcours auprès des bénévoles qui me confirment bien le début de la descente... mais pas de relâchement possible: 2000m de D- parmi les pierres pour une descente très technique, équipée par endroits de mains courantes... tout ça de nuit ! Mais la nouvelle qui me ravie c'est le fait d'être sur l'autre versant et donc d'être abrité du vent !

De retour de l'UTAT !!!De retour de l'UTAT !!!De retour de l'UTAT !!!
De retour de l'UTAT !!!

Il doit être environ minuit quand je quitte le PC10. Je débute prudemment la descente, plus question de courir, je vais essayer de ne pas me faire mal. c'est technique, on devine le vide par l'opacité du noir qui se présente à gauche du chemin. Là je me dis qu'au final, je ne suis pas mécontent de faire cette descente de nuit ! J'arrive une bonne demi heure plus tard au PC11, situé à la fin du premier tiers de cette descente. Lorsque le bénévole qui m'accueille me demande mon numéro de dossard, j'entends une voix qui m'appelle ayant elle-même reconnue la mienne. En effet, Jérôme est là, bien mal en point car souffrant d'un Mal Aigu des Montagnes (MAM) qui l'empêche de crapahuter. Nous sommes tout de même contents de nous voir et nous décidons de faire chemin commun jusqu'à la base de vie d'Imlil bien plus bas au km88. Jéjé n'est vraiment pas au meilleur de sa forme, je compatis et essaie de soutenir mon pote tant bien que mal sur cette portion... Nous parviendrons au PC d'Imlil presque 3h plus tard, tout deux heureux de pouvoir s'y poser un peu (Jérôme décidera d'ailleurs d'y dormir un peu). Sur cette base, je récupère mon sac de confort (préparé avant la course et acheminé par l'organisation), je me change et change aussi de chaussures. Je mange des pâtes, une soupe et un café, et je repars une petite demi-heure après mon arrivée, laissant Jéjé dans les bras de Morphée pour un court repos qui lui sera salvateur.

Je me surprends à courir au début de cette portion, à la sortie de ce PC12. Je suis porté par l'idée qu'il ne me reste plus que 18km, mais 2 difficultés encore à gravir, dont la terrible ascension finale. Mais qu'importe, je sais maintenant que je suis à peu près sûr d'être finisher, cette perspective me remplit d’allégresse. Je vais quand même tâcher de rester concentré, une mauvaise chute pourrait contrarier mes plans ! Je passe la première difficulté sans trop souffrir (400mD+/D-) en m'économisant pour ce qui sera l'ultime ascension. J'arrive au PC13, situé en vallée dans le dernier village, endormi en cette heure bien avancée de la nuit. Je suis maintenant certain de faire cette toute dernière portion avec le lever du soleil, ça fait 24h que je suis en course. Je quitte le PC13 pour la dernière montée en deux paliers. Le soleil se lève et je parviens à gravir le premier palier sur une montée régulière. Je traverse le plateau intermédiaire qui me semble interminable, par instant je vois des concurrents au loin en haut de la montagne... Allez encore un effort. Je ferais cette deuxième partie d'ascension avec le jour, cela me revigore. Cette dernière ascension est terrible, très raide parmi un éboulis de rocher qui à la fin voit apparaître un sentier en balcon qui serpente vers le haut du col. A ce moment de la course, je suis submergé par l'excitation de finir, de franchir l'arrivée. Je suis ému et je peine à resté centré sur l'objectif. Je parviens en haut du col et aperçois deux drapeaux marocains... Je vois le camp de base et la ligne d'arrivée. Je fais la courte descente en courant, je suis transporté par l’émotion, je suis pressé de retrouver ma chérie, nos supportrices et Lolo qui doit être déjà arrivé !

De retour de l'UTAT !!!De retour de l'UTAT !!!
De retour de l'UTAT !!!

Voilà, j'arrive après 25h et 44 min de course, ma chérie m'attends à bras ouverts sur la ligne, je ne peux retenir des larmes; l’émotion tout comme la fatigue sont immenses! Le speaker me pose quelques questions dont, je l'avoue, je ne me rappelle plus le contenu !

Je suis super heureux d'avoir retrouvé mes proches, je me traine vers le ravitaillement pour avaler une soupe et un sandwich. Je demande des nouvelles de Lolo, qui est aux soins, pour des massages. Je suis sur une autre planète, conscient de ce que j'ai fait et heureux de le partager sur cette ligne d'arrivée. Laurent est arrivé depuis plus d'une heure, Jérome suivra une heure après moi et Bruno sera aussi finisher en franchissant la ligne quelques heures plus tard. Bref, un 4/4 pour les traileurs du RCCN, moi j'dis pas mal pour des coureurs de plage !!! ;)

Avec le recul, aujourd'hui, je ne peux que remercier les personnes qui ont rendu cela possible (ça fait un peu cérémonie des césars mais j'y tenais...): ma chérie (et mon autre toute petite chérie) pour son soutien, ses attentions et sa patience à l'égard de cette passion...dévorante... mes amis et camarades d'UTAT: Laurent, Jérome, Bruno, Christine, Manue et Laetitia: un groupe en or sans qui je n'aurais jamais osé faire cela ! Mon pote Jean Charles pour le prêt de matos et les heures passées à marcher ensemble... Mon kiné qui m'a bien retapé après mon entorse en juin... ma maman qui a gardé notre petite chérie pendant ce voyage et mes parents qui m'ont donné ces jambes là ! Merci aussi pour tout les encouragements et les messages de félicitation reçus via facebook !

Maintenant place à un peu de repos pour mieux préparer la Saintélyon qui va bientôt occuper mes esprits !!!! Yessssssss !

A plus !

Julien

a l'arrivée, réaction à chaud et ravito au chaud !a l'arrivée, réaction à chaud et ravito au chaud !

a l'arrivée, réaction à chaud et ravito au chaud !

Avec nos vestes finisher en récup' à Marrakech...Avec nos vestes finisher en récup' à Marrakech...

Avec nos vestes finisher en récup' à Marrakech...

Yvan 21/01/2014 16:42

Arrivé sur ton blog car je recherche des infos sur le sac Olmo 12L en vue d'un prochain ultra, je découvre que tu étais aussi à l'UTAT. ( j'y étais moi-même en tant que photographe pour Esprit Trail )
Bravo pour être allé au bout de cette belle course.
Je vais regarder ce soir si j'ai une photo de toi au passage du premier col.

Xine 21/10/2013 20:50

Merci Ju pour ce beau moment de lecture...
J'ai commencé avec les poils droits sur les avant bras... Et je fini avec les larmes aux yeux.

Julien Leroy 22/10/2013 16:54

merci Xine !!!

julien 14/10/2013 20:34

merci à tous pour vos commentaires !!!

Vinc 13/10/2013 23:15

Formidable récit de cette course extraordinaire
Je me vois courir avec vous , c'est génial ! te voilà écrivain en + et tous arrivés en bonne santé , très dur dur le trail Marocain mais vous l'avez fait ! aux couleurs du Rccn !Je suis heureux pour vous .
Bizz de Vinc

Vinc 13/10/2013 23:15

Formidable récit de cette course extraordinaire
Je me vois courir avec vous , c'est génial ! te voilà écrivain en + et tous arrivés en bonne santé , très dur dur le trail Marocain mais vous l'avez fait ! aux couleurs du Rccn !Je suis heureux pour vous .
Bizz de Vinc

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