Retour sur 42km de Barjo

Retour sur 42km de Barjo

Samedi 14 juin, veille de départ et rendez vous est pris sur le site à Beaumont Hague pour récupérer le précieux dossard, sésame qui me donnera donc le droit de participer au 42km de la Barjo le lendemain. Le temps est clément et cela annonce une jolie virée pour le lendemain.

La fin d'après midi sera consacrée aux préparatifs du matériel. Je tente de faire mon sac, aidé en cela par ma fille qui machouille allègrement mes tubes de gel... Heureusement qu'elle n'arrive pas (encore) à les ouvrir ;) ! Au niveau de l'alimentation, ce sera 4 tubes de gel et 2 barres énergétiques.

Je prends également le temps de décortiquer la carte du parcours fournie par l'organisation, le parcours sera scrupuleusement identique à l'édition précédente. Il va donc falloir partir un peu plus vite que l'année dernière si je veux éviter les bouchons du départ dus aux barrières qu'il faut franchir à l'entrée des chemins côtiers (ces barrières sont installées pour empêcher le passage des deux roues).

Retour sur 42km de Barjo

Dimanche 15 juin, c'est le jour du départ et même si le réveil matinal est un peu cruel, je suis prêt et j'ai hâte d'en découdre. Le rendez vous est donné, comme d'habitude, sur le parking du Super U de Beaumont Hague pour le départ des navettes qui acheminent les coureurs sur le site de départ. Pour le 42km, le départ est donné d'Omonville La Rogue et plus précisément du Manoir du Tourp. Arrivé sur le site, il fait froid et étant déjà en tenue (short/tee shirt), je cours m'abriter dans la bâtisse du manoir... Allez une banane et direction l'échauffement, de rigueur, car le départ risque d'être vif.

Briefing, dernières recommandations des organisateurs et applaudissements chaleureux... ce sont les dernières minutes avant le départ. Je me place en première partie de peloton, ça y est c'est parti ! Étonnement, je n'ai pas l'impression que ça part fort, le rythme est raisonnable, tant mieux car il va falloir tenir sur 42km et 1370m de D+ annoncés ! Je me place dans un petit groupe et profite de ce départ pour finir mon échauffement et rentrer dans cette course. Les premiers km du parcours sont assez vallonnés et même s'il s'agit d'être prudent, je parviens à trottiner dans les montées. nous arrivons assez vite aux barrières et pas de bouchons à l'horizon ! Après environ 45mn de course nous entrons sur Omonville et le premier ravito et situé sur le port. Je ne m'y arrête que pour y piocher quelques Tucs (incontournables ;)) et c'est reparti! Le rythme est bon et sur cette portion je m'efforce à ne pas m'emballer, je reste calé sur ma foulée et même si je me fais dépasser, je n'accélère pas, le chemin est encore long! Les kilomètres défilent et nous parvenons sur la côte où on alterne passages sur la plage et chemins côtiers. Le vent est fort et il use l'organisme! Les passages sur la plage sont difficiles, c'est une vraie lutte pour maintenir une foulée à peu près normale dans le sable mou et les galets, on s'enfonce facilement ! Mais bon, c'est le trail! Et cela me conforte dans l'idée que le Marathon des Sables c'est pas encore pour moi :) !

Retour sur 42km de Barjo

Le deuxième ravito nous attend d'ailleurs après une longue portion de plage où il est vraiment difficile de courir ! Je tiens le coup, je cours de façon régulière depuis maintenant presque 2 heures et 20kms. Des passages herbeux permettent d'allonger la foulée et j'attends impatiemment l'arrivée au phare de Goury, passage important de la course car il annonce le basculement sur la deuxième moitié du parcours et le sentier des douaniers qui longe la côte pour nous ramener vers Beaumont. J'y arrive en 2h25 de course. Je profite du ravito au pied du phare pour refaire le plein de m poche à eau... ça devrait suffire jusqu'à l'arrivée. Je grignote et me fait un petit sandwich Tuc, jambon, fromage... le "Mac Trail", c'est bon, surtout après 2h30 de crapahutage ! La forme est là et il est vrai qu'avec cette 4ème participation je connais bien le parcours ainsi que la technicité et la difficulté du sentier des douaniers (le GR qui longe la côte de la Manche). Bref, je sais à quoi m'attendre et cela me donne un avantage certain. Je repars de Goury au petit trot et mentalement dans les meilleures dispositions: je suis bien, super content d'être là à courir sur ces sentiers. Il reste 17km à parcourir et je suis confiant. Cela se ressent dans ma foulée, je trottine même dans les côtes. A ce moment de la course je rattrape pas mal d'autres participants. La chaleur s'installe également et cela m'est agréable ! C'est à ce moment de la course que je rencontre un autre participant qui court à bon rythme et qui s'est fixé comme objectif de courir sur tout le parcours et cela même sur toutes les côtes ! Nous allons nous doubler tout au long de cette fin de course, lui étant plus efficace que moi sur les côtes et moi sur le plat en descente.

J'arrive au dernier ravito sur ce rythme qui me convient, je remonte pas mal de places. Il reste alors un peu moins de 10km et vu ce qu'il me reste dans ma poche à eau,je décide de ne pas m'arrêter, je profite de la forme du moment. Sur cette course, j'aurai consommé tout mes gels (4) en complétant par une barre énergétique longue distance Isostar que j'ai grignoté en plusieurs fois. Je sais que les derniers kilomètres vont être difficiles, je continue donc sur mon rythme où je cours à environ 10km/h... mais cela est variable car dans les descentes je n'hésite pas à "envoyer" comme on dit et je gère un maximum en montée pour ne pas trop abaisser la moyenne.

Nous quittons alors le sentier côtier pour les 3-4 kms restants... Et là arrive la dernière difficulté qui est la grande montée vers Beaumont... Je dis alors à mon compagnon de course du jour que si celle là, il l'a fait en courant, je lui offre la bière à l'arrivée ! Paris tenu ! Je le vois trottiner au loin alors que débute la montée... Pour ma part ce sera marche rapide et quelques portions en trottinant. L'arrivée est proche, je cours maintenant et ne m'arrêterai qu'à l'arrivée ! allez !

Retour sur 42km de Barjo

J'entre dans le bourg de Beaumont par un court passage en sous bois où je dépasse un dernier petit groupe de coureurs. C'est le bitume maintenant et je sais qu'après le virage ce sera la ligne droite d'arrivée. j'accélère un peu et voilà je vois l'arche. Je franchis la ligne d'arrivée, super heureux, après 4h20mn, soit 35mn de moins que l'année précédente sur ce parcours identique ! Pour le classement, je fini 24eme/283 classés et 8ème Senior !!! Une première pour moi de figurer sur un TOP10 dans ma catégorie !

Je prépare ainsi au mieux le projet Mont Blanc qui m'attend la semaine prochaine, pour rappel ascension aller/retour de Chamonix en moins de 24h. Je n'ai pas suivi de programme spécifique pour cette Barjo et même si je profite encore de ma prépa du Radicassant, je me dis qu'aborder une course sans pression et sans objectif permet d'en profiter peut être différemment, et c'est peut être aussi pour ça que je suis content de ma course ! Et quel plaisir de courir presque tout au long du tracé, de s'autoriser à accélérer sans penser gestion de l'effort comme sur un ultra ! Après 4 participations et 4 finisline, je me dis que cette course sera encore au programme l'année prochaine, et peut être en version ultra (87km), à voir !

Bravo aux organisateurs en tout cas, cette course est magnifique !

gg 18/06/2014 23:15

Belle course! Bel article! Bravo Ju'!

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