Alors ce Grand Raid des Pyrénées version 120km ?

Alors ce Grand Raid des Pyrénées version 120km ?

C'était l'objectif course de l'année, une première pour moi sur cette distance même si j'avais l'expérience d'un 105km (UTAT) et d'un 110km (Radicassant). Le dénivelé est aussi une première car je n'en ai jamais accumulé autant sur une épreuve: 7000M de Dénivelé Positif... Tout ça avait lieu le 22 aout dernier autour du charmant village de Vielle Aure dans les Hautes Pyrénées. Ce 120km vient s'ajouter à deux autres formats de ce Grand Raid, le 160 et le 80km. Le 120km a la particularité de partir de la station de ski de Piau Engaly.

Nous arrivons en famille le mercredi 20 aout après avoir traversé la France en voiture... une épreuve à part entière ! ;) Nous Prenons nos quartiers, et dès le lendemain je récupère mon dossard au village départ et nous y retrouvons Jérome et Manue. Jérome fera le 120km aussi . Nous sommes confiants à vrai dire, il est vrai que nous avons bien préparé cet ultra même si le cumul de dénivelé fait un peu défaut à l'approche de ces montagnes !!!

Alors ce Grand Raid des Pyrénées version 120km ?

Nous sommes le vendredi 22 aout et je retrouve Jéjé pour nous rendre ensemble sur le parking de Vielle Aure. En effet, des navettes de bus sont mises en places pour acheminer les coureurs vers le départ à Piau Engaly. Jéjé ayant oublié son ticket ;), je monte seul dans le bus vers Piau.

A l'arrivée là bas, les coureurs patientent dans une grande salle à l'abri d'une température encore bien fraiche à cette heure (environ 7h30/8h)! C'est très calme et l'on peut ressentir une gentille pression qui s'installe. Jéjé arrive enfin et nous sommes appelés à nous rendre sur la ligne de départ. Le speaker annonce près de 600 coureurs (en vérité environ 400 je crois). Le temps est devenu doux, nous sommes au sec mais le ciel est pour le moins couvert ! Le speaker annonce d'ailleurs des conditions difficiles sur ce tour des cirques avec des précipitations à prévoir pendant la journée.

Il est 9 heures, il est temps d'y aller, le compte à rebours est lancé, go ! Les coureurs s'élancent , nous faisons quelques hectomètres sur du plat dans la station avant d'entamer la première ascension vers le sommet de Piau, soit 700m de D+ au menu ! Nous marchons donc à bon rythme avec Jéjé, à noter que nous avons fais le choix (audacieux?) de ne pas nous munir de bâtons pour cet ultra, les prochaines heures diront si cette option aura été la meilleure ! Nous remontons une bonne partie du peloton pendant cette ascension et arrivons donc au sommet après 1h de course. La descente qui suit nous ramène vers le site du départ, nous sommes prudents et l'abordons avec beacoup de prudence notamment du fait que les coureurs sont encore assez regroupés. Au 9ème km, nous arrivons en bas de la station pour un premier ravito express en eau. C'est reparti pour une deuxième ascension de 700m de D+ vers le Port de Campbiel. Dès les premiers lacets de cette deuxième montée, quelques gouttes nous accompagnent... elles s'intensifient à mesure que nous nous approchons du sommet et je me vois obligé de sortir la veste du sac afin de me protéger de ces conditions... humides. Les sensations ne sont pas trop au rendez vous en ce début de course, j'ai très vite le souffle court, les jambes sont dures, bref je mets du temps à entrer dans la course... je partage ce sentiment à Jéjé qui est dans le même cas... On s'encourage en se disant que ça va passer. Nous arrivons au sommet du col, le vent est fort et la pluie nous fouette le visage, ça réveille ! Nous basculons donc sans tarder vers la descente afin de nous abriter du vent. Cette deuxième montée aura considérablement étiré le peloton de coureurs et il n'y plus que quelques grappes deci delà... De ce fait, ces écarts permettent de trouver son rythme et nous trottinons dans la descente. Nous parvenons même à rejoindre quelques groupes de coureurs. Cette descente n'est pas très pentue mais très piégeuse car le terrain varie entre du caillou et de long passages en prairies qui cachent de nombreux trous... ma cheville droite souffre...Nous allons cumuler environ 1600m de dénivelé négatif sur cette descente sur 10km... Musculairement ça tire, il est vrai que la course en descente est très traumatisante que ce soit au niveau musculaire (quadriceps) ou articulaire (cheville, genou). Nous allons donc arriver au premier gros ravitaillement de Gèdre situé au 25ème km.

Alors ce Grand Raid des Pyrénées version 120km ?

Nous sommes bien contents d'arriver sur ce premier ravito. J'apprécie le simple fait de m'arrêter un peu, les jambes couinent et être au sec est vraiment appréciable. Il est temps de se réchauffer avec une bonne soupe! Nous nous faisons la remarque avec Jéjé de voir les visages des coureurs déja marqués... on est pas les seuls à avoir souffert sur cette première portion de 25km. Il va y avoir de la casse, c'est sûr... Nous nous arrêtons presque 15mn et lorsque nous repartons la pluie redouble d'intensité ! Là, il faut redoubler de motivation pour sortir de la douce chaleur du ravito ;) ! De plus, nous allons grimper à nouveau pas moins de 700m de D+ en moins de 3km ! Il faut donc digérer au plus vite les deux bols de soupe pour être au taquet pour la montée !!! La forme revient donc petit à petit, je commence à bien m'installer dans cette course et le fait de faire, pour le moment, course commune avec Jéjé m'aide à rester concentré et à surmonter les difficultés. Un replat après cette montée de quelques kilomètres dans une épaisse brume nous permet de courir un peu et donc de nous réchauffer. Nous ne voyons pas à 5m, c'est dommage car les quelques coureurs locaux que nous croisons nous certifient que le paysage est magnifique... quand c'est dégagé ! ça fait donc plus de 5h que nous courons et je dois dire que je me sens mieux... un vrai diesel ! Le brouillard est tellement épais que nous passons un sur un barrage sans presque nous en apercevoir ! C'est impressionnant! Ce replat de quelques kms va bientôt s'achever car s'annonce la deuxième partie de la montée vers la Hourquette d'Alans, soit 700m de D+ en 4kms environ ! Et là je me vois subir mon premier gros coup de bambou, la montée est pénible j'avance lentement d'autant que le terrain est rendu gras avec toute la pluie qui s'accumule, donc je glisse beaucoup ce qui me met "mentalement à l'épreuve" pour rester poli ;)... Je retrouve le sourire lorsque le sommet veut bien se montrer, Jéjé a pris quelques dizaines de mètres d'avance. Nous basculons au sommet à plus de 2400m d'altitude sous un temps toujours aussi chargé et humide, nous sommes trempés ! Le ravito nous est annoncé quelques minutes plus bas, c'est un ravito d'eau seulement mais il sera de toute façon synonyme de petite pause salutaire. Nous arrivons donc au Refuge d'Espuguettes situé au km41. ça fait donc 8h que l'on est parti. L'accueil est super chaleureux, nous avons même droit à une soupe chaude qui nous redonne des couleurs. La pause est courte, il s'agit quand même de rester dans la course. 600m de D- nous attend donc il ne s'agit pas de faiblir... la descente se passe sans encombre, Jéjé a pris de l'avance et lorsque j'arrive en bas au pont de Nadau, il n'est plus dans ma ligne de mire. Je prend mon allure et trottine à mon rythme, la piste est large et elle nous fait monter vers l'Hotel du Cirque de Gavarnie pour un trajet aller/retour. C'est plutôt sympa de voir les coureurs qui redescendent, ce chassé croisé permet à chacun de s'encourager. Je fais route avec un petit groupe de coureurs rompus aux Pyrénées qui me font part de leurs expériences d'ultra, dont un qui a fait le 240km l'année dernière, c'est intéressant et riche d'enseignement pour la suite de la course, un seul maître mot: prudence !!! En effet, nous avons à peine fait 50km, il reste plus de 15h de course! J'arrive au niveau de l’hôtel, la vue est bouchée sur le Cirque de Gavarnie, c'est dommage ! Le pointage de course nous donne le classement... Je suis 102ème ! Je suis surpris car je ne pensais pas être si bien placé. ça me rebooste pour la suite ça ! Le trajet retour sur la même piste m'emmène tranquillement vers le refuge de Gavarnie.

Alors ce Grand Raid des Pyrénées version 120km ?

J'y retrouve Jéjé arrivé quelques minutes plus tôt. Tout les voyants sont au vert même si la pluie et la brume ne nous laissent toujours pas tranquilles, il n'a cessé de pleuvoir depuis plus de 8h déjà. Nous découvrons le savoureux mix pâtes/bouillon/fromage... c'est magique tellement ça fait du bien! 2 grands bols me sont nécessaires pour refaire le plein d'énergie. Je me laisse tenter aussi par quelques verres de coca, chose que je fais rarement sur les ravitos. En effet, bien souvent je recherche le salé pour alterner avec les gels et les barres que je prends sur le chemin. D'ailleurs pour cette course, j'ai 10 gels (il m'en restera 1 à la fin de la course) et 10 barres (que 3 ou 4 de consommées) de chez Overstims. Nous reprenons le chemin ensemble avec Jéjé, nous avons parcouru 55kms et il nous reste 20kms avant d'atteindre la base vie d'Esquièze où nous ferons une grande pause pour se restaurer et se changer (un sac d'affaires propres nous attend là bas). Nous avons vu pas mal d'abandons sur ce ravito, c'est la première fois pour moi que je vois autant de "casse" sur une course, c'est assez impressionnant.

De notre coté en tout cas ça fait un peu plus de 10h que l'on court, c'est le début de soirée, il est vrai que nous sommes un peu déconnectés avec la notion du temps. Jéjé reprend un peu d'avance, et je fais route avec autre Julien, traileur qui vient du Marais Poitevin. Nous avons une allure similaire qui est vraiment agréable, nous prenons des relais qui nous permettent de garder le rythme. Jéjé est toujours plus ou moins devant mais je le vois en point de mire. Le jour va bientôt laisser place à la nuit. Notre petit groupe s'etoffe, Jéjé nous rejoint avec un autre traileur, nous sommes 4. Munis de nos frontales, nous courus tous ensemble ce qui aide considérablement la nuit. En effet, la météo ayant rendu le chemin détrempé, nous pouvons nous prévenir mutuellement des racines, de la boue et des roches glissantes. Cela n'évite pas quelques chutes mais cela les relativise ;). Nous faisons aussi l'expérience de la brume la nuit, la frontale ne nous aide pas beaucoup à y voir davantage... C'est comme des pleins phares dans le brouillard ! Nous passons donc des relais réguliers dans notre groupe de 4 pour mener l'allure et ouvrir le chemin. Nous arrivons à ce rythme au ravito du Parking Bué situé au 64ème km. Nous avons passé la mi course. c'est un ravito léger et la pause est très rapide. Nous repartons quelques minutes seulement notre arrivée. La piste devient plus large et elle descend toujours vers Esquièze. Deux montées plus courtes sont encore au menu mais l'allure de groupe permet de les avaler plus facilement. Au fur et à mesure de notre avancée, les rythmes se différencient néanmoins, chacun essayant de gérer au mieux sa forme du moment. Je me retrouve donc avec Jéjé avant d'arriver sur Esquièze, deux belles chutes m'ont un peu "calmé" et ma cheville droite souffre un peu. Mais bon ça tient toujours et c'est le principal. Il fait nuit noire et nous arriver sur Esquièze, c'est cool de voir une ville, un peu de bitume, de l'éclairage public, etc. bref la civilisation quoi ! Nous sommes même accueillis par deux personnes qui jouent un peu de musique, leurs encouragements nous donnent le sourire c'est super :). Quelques hectomètres dans la ville nous rapprochent tranquillement de la base vie.

Alors ce Grand Raid des Pyrénées version 120km ?

Voilà nous sommes arrivés à Esquièze après 75km de course et plus de 15h après le départ. Nous récupérons notre sac d'affaires propres. Cette pause va faire du bien, nous avons prévu d'y prendre notre temps afin de bien recharger les batteries. Il est plus de minuit. Je prends le temps de me changer, mes pieds me font horriblement mal depuis quelques heures. Je vois en enlevant mes chaussettes qu'ils ont bien macéré dans l'humidité, c'est pas beau à voir ! Un ptit coup de Nok, de nouvelles chaussettes sèches et de nouvelles chausures vont suffire à ce que ça tienne ! En effet, mes New Balance Leadville (http://julien-trail.over-blog.com/2014/05/new-balance-mt-leadville-1210-conquis.html) auront bien tenu le coup mais je pense que c'est leur dernière course tellement elles sont abimées ;). Je finirai la course avec les Asics Gel Fuji Sensor. Je prends aussi le temps de bien manger, je garde le régime pâtes/bouillon/fromage qui passe bien, y a pas de raison de changer ! Nous repartons, au pointage nous sommes dans les 90 premiers apparemment, mais comme les deux parcours (celui du 120 et celui du 160) se rejoignent à cette base, le classement provisoire comprend les participants aux deux courses. Nous observons encore beaucoup d'abandons, les conditions y sont certainement pour quelque chose. D'ailleurs à notre départ du ravito, il pleut toujours.

Ce qui nous attend en terme de dénivelé et de difficultés est aussi assez impressionnant, Avec pas moins de 2 bosses successives de plus de 500m de D+ chacune. Nous repartons le coeur vaillant, les jambes dures après presque 45mn de pause. Nous sommes toujours ensemble avec Jéjé, et plus la course avance plus l'on se dit que l'on arrivera ensemble. Nous ne voulons pas nous attendre, celui qui a les jambes peut y aller sans se soucier de l'autre. Mais on s'aperçoit que le rythme nous convient à tout les deux, donc tant mieux ! Il est vrai aussi que c'est moins monotone à deux et c'est plus facile aussi d'accepter les conditions météo pourries. En vallée, la brume nous a d'ailleurs quitté et nous y voyons distinctement avec le faisceau de nos frontales. Nous allons donc entamer une première grosse montée vers Tournaboup où il y aura un point de ravitaillement, dans une douzaine de kms. Nous faisons la montée à notre rythme, nous adoptons une posture similaire avec les deux mains dans le dos, le pas est cadencé, ça grimpe, ça grimpe. Nous trouvons une portion de route au sommet sur un plat plutôt descendant vers le ravtaillement. Ce passage est long et nous alignons les kms sur le bitume, bientôt nous sentons la chaleur du ravito. ça fait un peu plus de 2h30 que nous sommes partis d'Esquièze, et il est presque 4h du matin quand nous arrivons sur Tournaboup.

Alors ce Grand Raid des Pyrénées version 120km ?

Nous sommes à la moitié de cette grosse ascension au moment où nous pénétrons dans la zone de ravitaillement. Une nouvelle assiette de pâtes avec de la soupe m'est nécessaire pour essayer d'aller mieux. J'accuse le coup, je me dis qu'en sortant une nouvelle montée nous attend, je suis fatigué. Jéjé aussi aura eu son petit coup de mou sur cette portion. Nous nous encourageons mutuellement, le jour va se lever dans 2h et cela nous fera du bien, c'est sûr. Allez, on l'a choisi, debout !

Nous repartons toujours aux alentours de la 90ème place, la première partie de cette montée se fait en faux plat montant. Nous ne parvenons plus à courir, nous préservons tout au moins une marche rythmée. Je sens que les bâtons m'auraient été utiles, mais pas de place au regret, ça me servira de leçon :) ! Au fur et à mesure que nous montons vers le sommet, la Hourquette Nère (2465m et 9km de montée) la nuit se fait de plus en plus claire. Notre rythme ayant considérablement baissé, nous nous faisons doubler par des coureurs du 120km mais aussi par les premiers du 160km. Leurs allures nous impressionnent ! Nous arrivons presque au ravitaillement en eau de la Cabane d'Aygues Cluses, plus que 2km d'ascension,les plus raides ! Nous ne nous y arrêtons que pour refaire le plein des bidons. C'est reparti, La partie finale se fera en courts lacets raides, on voit le sommet du col, c'est motivant. Il fait jour maintenant quand nous passons au sommet de la Hourquette Nère. Une bonne chose de faite. A ce moment de la course, il ne nous reste plus qu'une grosse vingtaine de kms et seulement 1 montée ! ça sent bon ! C'est parti pour la descente que nous faisons prudemment, nous alternons les phases courues et marchées, les quadriceps sont vraiment douloureux. Je me dis qu'avec tout l'entraînement que l'on veut, le fait de ne pas habiter en montagne est vraiment un manque pour ce type d'épreuve. Nous ne sommes pas habitués à emmagasiner autant de dénivelé (plus de 7000D+ et presque 8000D- au total)... On est quand même plus coureurs que montagnards. La fin de la descente est plus technique, de nombreuses racines jonchent le sol. Le sentier se poursuit en longeant la rivière, nous sommes sur une portion plutôt plate et nous parvenons à courir par endroits. Cela nous ravit et nous rassure également sur notre état physique. bientôt la dernière montée vers Merlan et le Col de Portet.

Cette dernière montée vers le Col de Portet représente environ 400m de D+ sur un peu moins de 5km. C'est parti, nous reprenons notre cadence de marche et nous faisons doubler par de courageux et solides coureurs du 160km. Nous arrivons au premier sommet de Merlan où nous attend le dernier ravito. Un dernier bol de pâtes me sera nécessaire pour cette fin de course. Nous repartons vers le Col du Portet, il fait grand jour et nous avons prévenu nos chéries de notre arrivée sur Vielle Aure aux alentours de 13h30 selon nos prévisions.

Alors ce Grand Raid des Pyrénées version 120km ?

Une fois au sommet, c'est un premier soulagement, plus aucune montée au programme ! Il nous reste une petite dizaine de kms tous en descente. En effet, au sommet nous sommes à 2200m d'altitude et l'arrivée à Vielle Aure se fera à... 800m d'altitude ! Soit 1400 de D- à se farcir d'un coup !!! ça va chauffer dans les quadri ! La première portion de descente se fait via la piste de ski, c'est très pentu et les cuisses brûlent littéralement... Nous faisons le dos rond et l'altimètre de Jéjé nous renseigne petit à petit sur le dénivelé à descendre encore. Nous arrivons à la première station d'Espiaube se présente à nous et nous ne sommes plus qu'à 1600m d'altitude. Allez encore un effort. Bientôt voilà Piau Engaly, 1400m... Un long passage en forêt nous permet de relancer un peu la foulée, puis nous finissons la descente via une grande piste migoudronnée, nous courons portés par la perspective de l'arrivée. Plus que 2km... et nous entrons dans le village.

Alors ce Grand Raid des Pyrénées version 120km ?

Un dernier rond point, virage à droite. Un panneau nous indique le dernier km, je n'en peux plus... Jéjé m'encourage pour continuer à courir. Allez je serre les dents ! Nous entrons dans Vielle Aure, virage serrré et que vois-je au bout de la rue... l'arche d'arrivée !!!

J'aperçois notre comité d'accueil au loin... ma soeur, Manue..., Pilou... Il ne me manque plus que mes 2 chéries, ça y est je les vois ! Charlène me tend Gaëlle qui va m'accompagner sur les derniers mètres ! C'est magique, c'est trop émouvant.... ça y est la ligne est franchie je suis finisher ! 120km!!! 28h33mn de course... C'est énorme. J'arrive en même temps que Jéjé, et il nous suffit d'un regard échangé et quelques larmes sur la ligne pour mesurer ce que nous venons de parvenir... l'émotion est à la mesure de l'aventure... hors norme.

Alors ce Grand Raid des Pyrénées version 120km ?

Nous sommes 102 et 103ème sur environ 250 classés, il y aura eu 50% d'abandons. Sur nos 28h de course, nous aurons eu plus de 20h de pluie et surtout un temps trop couvert pour apercevoir le moindre paysage... c'est rageant. Je retiens aujourd'hui le dépassement qu'aura nécessité cette finishline, le plaisir immédiat aura été plus difficile à trouver je l'avoue. Mais aujourd’hui avec un peu plus de recul, je suis très fier de ce que j'ai accompli. La saison s'achève aujourd'hui, j'aurai effectué toutes les courses prévues dans mon calendrier prévisionnel, donc maintenant place à quelques courses locales avec les copains pour le fun !

Je ne peux clore cet article sans saluer chaleureusement Jéjé mon compagnon de virée sans qui je n'aurai pu finir cette course. Mes chéries n'auront pas non plus quitté mes pensées pour m'aider à surmonter les nombreux moments difficiles de cette course. Merci à Pilou, Pauline et Manue pour ce super accueil à l'arrivée ! bref, merci à tous, et pour tout les messages que j'aurai reçu tout au long de ce périple !

A bientot !

Julien

Alors ce Grand Raid des Pyrénées version 120km ?
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gg 01/09/2014 20:03

Une nouvelle fois! Bravo pour ta plume! J'ai pris bcp de plaisir à revivre cette aventure à tes côtés, même si cette epreuve me laisse un peu amer...tant je m'etais preparé ! Diplomate que tu es, tu n'as pas relaté ma serieuse envie de jeter l'eponge vers le km 80...mais c'etait sans compter sur ton soutien sans faille, pour relancer la machine! Merci! ;)

David 02/09/2014 11:16

Salut GG, bravo à vous aussi, on se reverra surement en 2015 sur une épreuve du même type. Bonne récupération à vous, et heureux d'avoir fait votre connaissance. Ciao ciao

David 29/08/2014 21:28

Bravo les gars pour ce récit, j'ai terminé vers 17h00 en 32h20, content d'avoir fait le départ avec vous. Et finalement les bâtons ??

gg 01/09/2014 20:04

Hey! Salut David! Bravo pour ta finishline! ;) A une prochaine ds le bus! :)

julien 29/08/2014 23:57

salut david, et bien j'aurais bien aimé les avoir ces batons... sans regret malgré tout :)

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