9 et 10 février 2013: Compte Rendu du Glazig

9 et 10 février 2013: Compte Rendu du Glazig

L'année sportive 2013 commence avec le Défi Glazig. Je me remets d'une aponévrosite plantaire contractée juste après les Templiers. Alors après un repos nécessaire, des semelles orthopédiques, du kiné pendant 2 mois et une reprise progressive de la course à pied à partir de fin décembre, me voilà inscrit sur cette épreuve que je connais pour y avoir déjà participé l'année dernière.

Le fait d'avoir été blessé m'enlève toute pression, notamment par rapport au chrono de l'an dernier. L'objectif est simple: finir, prendre du plaisir. Pour rappel, le défi Glazig, c'est un Noz Trail (18km) en nocturne le samedi soir et un Trail (43km) le dimanche matin.

Nous sommes le 9 février et j'arrive à Plourhan (Côtes d'Armor) accompagné de ma supportrice préféré et son petit ventre tout rond... Je récupère le dossard, le temps est gris et très chargé et je me dis que cette édition va encore être humide. Nous arrivons en fin d'après midi à la chambre d'hôtes, qui pour l'occasion affiche complet. Je me prépare tranquillement, notamment dans le choix des deux tenues de course. S'en suit après les rituels classiques de préparation de course: alimentation en féculents, malto, accrochage du dossard, lecture (et relecture) du profil, etc.

Vers 18h30, nous nous rendons sur le site du départ à quelques minutes de la chambre d'hôtes en voiture. Il ne pleut pas et il fait même presque doux. Je m'installe sur la ligne de départ, nous sommes près de 800 annonce le speaker ! ça y est le départ est donné.... Le sol est très humide, très boueux dès les premiers hectomètres. Je vois un coureur sur le côté à la recherche de sa chaussure... Les petites glissades se multiplient... Notre avancée est assez pénible dans ce bourbier ! Mais l'ambiance est assez extraordinaire. Après cette première partie sur des pistes larges et boueuses, nous arrivons sur le GR34 pour se rendre à Saint Quay Portrieux. Le sentier est plus sec, entre monotraces et sentiers plus aménagés avec des marches. Le peloton s'étant un peu plus étiré je peux suivre l'allure d'un petit groupe, on se prévient mutuellement des petits dangers du chemin: branche ! pierre! racine ! C'est vraiment agréable car l'allure est relativement soutenue en pleine nuit ce qui ajoute à la sensation de vitesse. Nous entendons la mer sur notre gauche sans trop pouvoir la voir. Cette année, pas de passage sur la plage, la marée est trop haute ! Nous remontons ensuite vers Plourhan par un sentier tracé pour l'occasion à travers la forêt. Un ravito y est installé, mais suffisamment équipé, je ne m'arrête pas. Quelques kilomètres avant l'arrivée, nous arrivons à un passage bien connu du Glazig: le tunnel avec l'eau glaciale jusqu'aux cuisses, et cela sur environ 50 mètres !!! Nous en ressortons avec les muscles endoloris cela masquant les effets de fatigue sur les jambes, comme les effets de la cryothérapie !

Je rallie l'arrivée au bout de 1h54 avec une 346ème place/586 arrivants. Je suis relativement frais, pas de douleur notable au pied, l'aponévrosite semble n'être plus qu'un mauvais souvenir. Nous rentrons vers la chambres d'hôtes, place à la récup' pour l'épreuve du lendemain.

Place au 43 km !

Je me lève après une bonne nuit mais un peu courbaturé tout de même. Je vais voir dehors, il fait froid.... Nous avalons notre petit déjeuner et je pars me préparer. Aujourd'hui, je m'habille plus léger, en short et sans coupe vent. Je prends ce parti en pensant vite me réchauffer sur les premiers kilomètres de la course. Un fois près, je me rends sur le site de départ, et là quelques gouttes tombent... Je me dis que ça n'est que passager...

Le départ va être donné, il pleut et je suis un des seuls partant sans coupe vent... Je ne l'ai même pas mis dans mon sac à dos ! Je commence à regretter ce choix, à me dire que j'aurai du au moins l'emporter avec moi... Au moins cette expérience me servira d'erreur à ne pas reproduire. Le départ est donné et avec lui la pluie cesse ! Cela me réconforte et me voilà parti pour 43km. Les jambes ont du mal à répondre, je pars donc très prudemment, dans la seconde moitié du peloton (j'avais adopté cette stratégie de course la première fois sur le trail de la pointe de Caux en sept. 2012)n nous courons entre 10 et 11km/h de moyenne. De plus, je connais le parcours, en effet il est quasiment identique à celui de l'année précédente. J'arrive à me repérer, à me construire mentalement des micro objectifs (découper le parcours en portions), le premier m'amenant jusqu'à Binic, et ses petits sentiers dans la ville. La forme est là, je suis rassuré et je me dis que j'ai bien fait de partir prudemment. Nous passons la plage de Binic pour arriver vers la belle bosse qui nous emmène sur une boucle.

le départ ainsi que la belle montée après Binicle départ ainsi que la belle montée après Binic

le départ ainsi que la belle montée après Binic

Cette boucle nous ramène ensuite vers Binic vers la côte. Nous courons sur la plage à marée basse. L'eau traverse les chaussures, c'est froid! la mi course est passée, la forme est toujours là, le temps est gris mais il ne pleut pas, bref tout va bien. Nous remontons en alternant des passages de plages et de sentier côtier. Les heures de courses commencent à défiler et la fatigue s'installe inexorablement. Le moral est bon par contre car je ne ressens pas de douleur et je remonte progressivement des places, ce qui moralement est salvateur.

sur la plage abandonnée, coquillages et...

sur la plage abandonnée, coquillages et...

La remontée vers St Quay sonne la fin du sentier côtier. Nous allons revenir vers l'arrivée par le même sentier que la veille, ce qui signifie: boue et glissades en perspective... je pense à ce moment à Jérôme et Laurent, deux survivants de la Diagonale des Fous et compagnons de trail, en voyant la boue et me disant que ça n'est rien en comparaison à ce qu'ils ont pu vivre là bas !

9 et 10 février 2013: Compte Rendu du Glazig9 et 10 février 2013: Compte Rendu du Glazig

L'arrivée est proche, quelques kilomètres d'effort, je suis bien fatigué mais heureux de ma stratégie de course où j'ai progressivement remonté des places...

Voilà, j'aperçois ma chérie au loin, j'entends le speaker de plus en plus distinctement... Je franchis la ligne d'arrivée en 5h26 pour une 218éme place/497 arrivants.

Au classement général du défi : 100ème/239 classés.

Pour conclure, c'est une belle épreuve, très bien organisée, qui arrive certes tôt dans la saison mais qui n'a pour moi pas franchement d'égale dans la région ouest.

julien-trail.com -  Hébergé par Overblog